Les 10 oeuvres incontournables de Banksy

Banksy est sans aucun doute le street artist le plus connu. Malgré son anonymat, il ne cesse de faire parler de lui. Entre pochoirs réalisés de façon illégale dans la rue, installations et oeuvres plus académiques, il est présent sur tous les fronts. Voici une sélection des 10 oeuvres les plus représentatives de son travail et de sa carrière.

Il est bien sûr difficile de ne prendre que dix oeuvres de Banksy pour représenter la richesse et la diversité de son travail. C’est pourquoi il est important de noter que ce classement est purement subjectif et personnel. Il tente de donner un aperçu le plus large possible de la démarche de Banksy et de son empreinte dans l’univers de l’art contemporain.


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Girl with balloon (Londres – 2002)

Cette oeuvre de Banksy est certainement la plus connue de l’artiste. Mais c’est aussi celle qui a le plus fait parler d’elle récemment. En effet, c’est un exemplaire original de ce pochoir qui a été découpé lors d’une vente aux enchères à la fin de l’année 2018. Banksy s’opposait à ce qu’elle entre dans la sphère spéculative de l’art contemporain et il avait caché un système de découpage intégré qu’il a déclenché à distance lorsqu’elle fut adjugée à un peu plus d’un million d’euros. Cette intervention de l’artiste a simplement et instantanément multiplé le prix de l’oeuvre par deux !

A la base il s’agit d’un pochoir, réalisé dans une rue de Londres en 2002. Mais la version découpée, présentée ici, est un original réalisé sur papier. Banksy a une pratique de street art (extérieure), qui n’est pas destinée à la vente, et une partie intérieure d’oeuvres qu’il vend dans le cadre de ses expositions.

Ce pochoir a été élu oeuvre préférée des britanniques.


Love is in the air (Jerusalem – 2003)

Cette oeuvre de Banksy est aussi connue sous le nom de Flower Thrower. Au même titre que Girl With Balloon, cette oeuvre est un incontournable de l’iconographie de l’artiste. La première apparition de ce pochoir en grand format date de 2003, à Jérusalem. Il existe des exemplaires plus anciens, mais réalisés sur des toiles ou en petits formats.

Le lieu de Jerusalem, et le sujet de ce pochoir, font référence à l’engagement de Banksy pour la cause palestinienne.


Pulp Fiction (Londres – 2002)

Ce pochoir de Banksy est apparu en 2002 à Londres. Son histoire est assez particulière puisqu’il sera effacé sur décision de la mairie en 2007. Certains diront que c’était une erreur des services de nettoyage. Quoi qu’il en soit l’oeuvre n’est plus là, alors qu’elle était estimée, à l’époque, à plus de 300.000 £.

Banksy la refera quelques années plus tard, au même endroit, mais cette fois avec les personnages portant des déguisements de bananes.


The Mild Mild West (Bristol – 1999)

Ce pochoir est l’un des plus ancien encore visible in situ de Banksy. Il est situé à Bristol, dans la ville natale de l’artiste. Réalisé en 1999, il symbolise la violente répression de la police à l’encontre des fêtes gratuites organisées dans les entrepôts abandonnés dans les années 90.

Ce pochoir est emblématique de l’empreinte de Banksy, et même s’il a été vandalisé par un groupuscule anti graffiti en 2009, il est entretenu par le voisinage qui le considère comme faisant partie intégrante du patrimoine de leur quartier.


Banksy vs Robbo (Londres – 2009)

Ce pochoir, réalisé à Londres en 2009, a une histoire bien particulière. Il s’agit de la concrétisation d’un conflit entre Banksy et le graffeur Robbo, une légende dans le milieu. Le graffiti d’origine (en haut sur la photo) a été réalisé en 1985, juste en dessous du bâtiment de la police des transport, à cette époque en guerre ouverte contre le graffiti. Tout un symbole ! En 2009 il était en mauvais état, mais encore présent. A cette époque, Robbo n’était plus actif en temps que graffeur.

Cette année là, Banksy a décidé de recouvrir ce vestige. Il a réalisé par dessus un pochoir montrant un homme en train de poser du papier peint. Une réponse aux attaques de Robbo, prétendant avoir giflé Banksy des années plus tôt lors d’une rencontre durant laquelle il lui aurait manqué de respect en prétendant ne pas le connaître, lui et son travail de graffeur. Cet acte de Banksy est une déclaration de guerre qui lui vaudra de se mettre à dos une grande partie de la scène du graffiti, encore aujourd’hui.


Dismaland (Londres – 2015)

Dismaland n’est pas une oeuvre de street art à proprement parler. Il s’agit d’un parc de désattraction installé par Banksy, dans le plus grand secret, non loin de Londres en 2015. Durant un mois des attractions aussi étranges qu’insolites étaient proposées sur fond de pollution et de fin du monde. Une pèche aux canards baignants dans du mazout, un carrousel dont les chevaux finissent en lasagnes, ou encore des bateaux télécommandés chargés de migrant ne pouvant accoster nulle part…

Ce parc est l’un des interventions de Banksy qui l’inscrit très clairement dans une démarche d’artiste contemporain, dans un cadre bien plus large que le street art.


Peckham Rock (British Museum – 2005)

Ce faux artefact a été placé par l’artiste de façon tout à fait illégale dans la collection du British Museum de Londres, en 2005. Il fait partie d’une série d’oeuvres que Banksy a installé dans différents musées du monde, entre 2004 et 2006, sans autorisation, en plein jour et sous couvert d’un déguisement.

Fait amusant, cette oeuvre fait maintenant partie intégrante de la collection permanente du musée.

Les autres musées victimes de Banksy sont nombreux : Le Louvres, le Metropolitan Museum de New York, le Brooklyn Museum, le Tate Britain…


Fire door, Bataclan (Paris – 2018)

Cette oeuvre fait partie de la série de pochoirs que Banksy a réalisé en 2018 à Paris. Il a cela de particulier qu’il a été réalisé sur une porte de sortie de secours de la salle de concert du Bataclan en mémoire aux victimes de l’attentat qui frappa la ville en 2015.

Ce pochoir, à la symbolique très forte, a été volé au début de l’année 2019. Comme bon nombre d’oeuvres de street art de Banksy, elle réapparaitra certainement un jour au détour d’une vente aux enchères, sans l’accord de l’artiste et sans que ce dernier ne touche un seul centime.


There’s all this noise (Bristol – 1997)

Même si ce n’est pas la partie la plus connue de la carrière de Banksy, impossible de parler de son oeuvre sans aborder ses débuts comme graffeur freehand dans les années 1990, à Bristol. Le Graffiti présenté ici est un travail qu’il a réalisé avec un certain Lokey.

La légende veut que Banksy, après avoir échappé de peu à la police des transports un jour où il réalisait un graffiti, décida de se mettre au pochoir. Une technique qui, selon lui, comportait moins de risques de se faire prendre, car bien plus rapide dans sa réalisation. Un très bonne idée, avec le recul !


Graffiti illégal (Londres – 2011)

Impossible de réaliser ce classement sans placer un rat. C’est un animal très présent dans les travaux urbains de Banksy. Il est le symbole de la contre-culture que défend l’artiste. Ces animaux sont pourchassés et détestés alors qu’ils sont omniprésents et très intelligents.

Tout comme les street artists, ils envahissent les villes et ne se soucient pas de savoir s’ils sont désirés ou non.